LES VOITURES DU RSC78 Imprimer
Écrit par spiderdidman   
Mercredi, 20 Août 2008 10:11

 

Les voitures du RSC78 sont des véhicules mythiques de 30 à 50 ans, ayant souvent marqués leur époque par leurs performances mécaniques, leur rareté, leur originalité, leur innovation technologique, et leurs résultats sportifs en compétition...

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Les retraités du RSC78

FORD ECONOLINE E150 moteur V8 5.0l DE 1984

Camionnette Américaine livrée incomplète par FORD, à l’aménageur  SARCRAFT  qui proposait toute une gamme de « VAN »  dont les équipements intérieurs étaient très « cossus » et l’ambiance rendu confortable par la présence de moquette épaisse, sièges moelleux, et finition bois.

Celui-ci est un « Day Van » 7 places dont la banquette arrière se transforme néanmoins en large lit  rembourré utilisable en cas de « coup de pompe »….ou étape de Rallye.

Son Histoire :

Acheté neuf en 1984 par un diplomate Américain à Annandale en Virginie, il a servi au transport de ses enfants aux USA. Nommé  Ambassadeur en France en 1989, ce diplomate a donc déménagé à Paris  en emportant avec lui le véhicule familiale. Sa mission prenant fin en 1994, il est donc reparti aux USA avec sa famille, mais le Van est resté en France car vendu à un de mes amis membres de l’OCDE.

La carrière du Van continu donc en France avec même des escapades en Norvège, patrie de son nouveau propriétaire

En 1999 le Van est remisé sur panne et restera 15 ans sous un appentis.  Alors le temps, l’humidité, des chats squatteurs « s’occupe de lui » !!! 2014, les lieux où il est « stocké » doivent être libérés car la maison est vendue.

Apres 3 tentatives infructueuses d’amateurs pour le faire « bouger ». Mon ami me propose de me le donner à condition de l’enlever, et la seule solution est de sortir par ses propres moyens.

Il est en piteux état. Une vraie sortie de grange, pneus à plat, freins bloqués, moteur démarre  sur 5 pattes, plus d’huile dans la boite etc….   mais je lui « parle » gentiment et il sort de sa léthargie.

Deux ans de travail seront nécessaire pour trouver les 29 pannes et de le remettre sur la route.

1ère sortie 300 km pour le rallye du Vexin 2016, avec la remorque et la MGB GT dessus (photo).

2ème sortie 500 km pour Le Mans Classic. Extra le campement, dodo ans le van !!

3ème sortie, 4 000 km les vacances en Espagne avec gosses, chiens, bagages, remorque et motos.

Très confortable, sur autoroute on ne voit pas les km passer. La conso, 13 à 15l sans bagages, 15 à 17l chargé comme une bourrique, et 20l avec le plateau et la MG dessus.

Mais quel pied !!!

 

MATRA MURENA 2.2 1981

La Murena nait a une mauvaise époque, les années 80 sont marquées par l'engouement du public pour les "compact GTI"   les sportives même issues de la compétition n'ont plus "la cote" et la Murena restera une voiture excellente mais méconnue. Très bonne sportive, sont moteur central lui procure un très bon équilibre et une tenue de route exceptionnelle, Son couple moteur est très présent ce qui fait de la Murena une redoutable voiture de rallye...     ...Surtout dans les Alpes .

Production :  10 680 exemplaires

 

RENAULT 8 GORDINI de 1968

La R8 Gordini (type R1134) fait son apparition au Salon de Paris 19643, après des essais essentiellement menés par Jean Vinatier. Elle est considérée comme la première "GTi". C'est effectivement la première compacte ayant des performances sportives pour un tarif de voiture de série. La Renault 8 Gordini 1300 de 103ch, proposant des accélérations détonantes pour l'époque et atteignant 175 km/h, devance ainsi d'une douzaine d'année la sortie de ses premières concurrentes. La Renault 8 Gordini doit permettre à toute une clientèle d'enthousiastes et d'amateurs de conduite sportive de satisfaire leur passion pour le prix d'une voiture de grande série4. Elle deviendra une icône dans le monde du sport automobile français grâce à son prix abordable et à son comportement sur-vireur (elle dérive de l'arrière) dû au moteur en porte-à-faux arrière qui facilite la conduite sportive.

Elle se distingue par sa couleur bleu France 418, sa double bande blanche qui court sur toute la longueur de la voiture, ses gros projecteurs de diamètre 200 mm et ses quatre amortisseurs à l'arrière.

À partir du bloc d'origine, Amédée Gordini a porté la cylindrée à 1 108 cm³ et la puissance à 77,5 ch DIN (95 SAE) grâce à une culasse hémisphérique (soupapes en V et bougies centrales) et à deux carburateurs double corps horizontaux Solex. Ainsi, la vitesse de pointe atteint 170 km/h, ce qui fait de la Renault 8 Gordini l'une des voitures françaises les plus rapides de l'époque. La boîte de vitesses mécanique est à quatre rapports.

En septembre 1966, apparaît la Renault 8 Gordini 1300 (175 km/h) dotée d'un moteur de 1 255 cm³ développant 88 ch DIN (103 SAE) et d'une boîte à cinq vitesses. La version 1300 (type R1135), qui est reconnaissable à ses quatre projecteurs et à ses ouïes de refroidissement de chaque côté derrière le pare-chocs avant, ajoute un volant à trois branches et un réservoir supplémentaire de 25 litres dans le coffre avant.

La Renault 8 Gordini en compétition :

En 1966, la revue Moteurs, avec le soutien de Renault et de Dunlop, crée une coupe spécifique, la Coupe Nationale Renault 8 Gordini, qui permettra aux possesseurs de R8 Gordini de s'affronter sur les rallyes et les courses de côte, puis à partir de 1967sur les circuits où se feront remarquer de jeunes talents : Andruet, Cudini, Darniche, Jabouille, Jarier, Leclère, Malcher,Ragnotti et Thérier..

Un mois seulement après la présentation de la Renault 8 Gordini, Jean Vinatier remporte à son volant le rallye du Tour de Corse 1964, puis Pierrot Orsini et Jean-François Piot récidivent respectivement en 1965 et 1966 devant les Alfa Romeo GTAet autres Porsche 911. En 1968, Jean-Pierre Nicolas, sur Renault 8 Gordini, s'impose au Rallye du Maroc (voir palmarès détaillé dans l'article Gordini).

Au total, 11 607 Renault 8 Gordini ont été produites dont 8 981 en version 1300.


MINI JEM MKI 1967

Ces « kit car » ont surtout été utilisés en compétition, car avec environ 200kg de moins qu’une mini Cooper et présentant de très bonnes performances  en termes de rigidité  tenue de route et aérodynamisme elles se révélaient « l’arme » dans les courses nationales en Angleterre dans les années 70, et 80.

Résultat de onze ans de restauration, cette Mini Jem est légère,  pousse bien, et tient très bien la route, freine fort, c'est une voiture de course!

Production : 48 exemplaires seulement !

 

MG B GT MKII COUPE FASTBACK 1971

Dessiné par Pininfarina et construit par British Motors Corporation (repris en 1968 par British Leyland), le coupé MG B GT fit son apparition en 1965, soit 3 ans après le cabriolet. La configuration Gran Turismo (GT à 3 portes), intégrait un hayon arrière augmentant le côté pratique. Par son succès commercial, ce modèle contribua à populariser un concept nouveau pour un coupé à caractère sportif, certes modeste, mais aux performances déjà remarquables à cette époque.  Au fil des années, le modèle évolua  tant  sur le plan esthétique que mécanique.

Outre le classique 4 cylindres en ligne de 1798 cc, la marque proposa des motorisations 6 cylindres de 2912 cc pour la MG C et 8 cylindres de 3537 cc pour la V8 GT. Pour des puissances respectivement de 95, 147 et 137 Cv Sae et des performances allant de 175 à 202 km/h.

La production cessa en 1980. 125 282 MG B GT ont  été construites, dont 60 303 pour l'exportation, principalement aux USA.

Au plan sportif, à part quelques incursions en endurance dans les années soixantes, dont les 24 heures du Mans et les 12 heures de Sebring, où leurs performances étaient limitées, les MG B s'engagèrent plutôt sur des épreuves routières comme la Targa Florio, le Monte Carlo, le Tour Auto, le Tour du Monde via Pékin, le Critérium des Cévennes, ainsi que des rallyes nationaux plus modestes en Grande Bretagne et en France notamment.

Aujourd'hui, malgré le poids des ans, grâce à sa robustesse, sa maniabilité, un moteur souple et puissant à bas régime, la MG B GT s'avère une excellente auto pour les épreuves de régularité et de navigation. Il est seulement dommage qu'il y en ait de moins en moins au départ .

Cette MG B GT est un modèle 4 cylindres, 5 paliers, avec over drive sur les vitesses 3 et 4. Elle a été partiellement restaurée et préparée pour les rallyes VHR en 2001.

PRODUCTION : 125 282 exemplaires

 

PORSCHE 944 Phase 2 - 1985

La 944 succéda à la 924 en mai 1982.  De nouveaux passages de roues élargis lui donnèrent un air beaucoup plus musculeux tout en permettant d'élargir les voies, afin d'améliorer encore le comportement. La 944 était mûe par un moteur 100% Porsche, dérivé du V8 de la 928 (une moitié de bloc). Au milieu de l'année 1985, la deuxième génération de 944 (phase 2) reçue de grosses modifications, les suspensions furent  totalement reconçues ainsi que l'intérieur.

Pour la motorisation, on trouve sous le capot un 4 cylindres 100 % Porsche de 2479 cc à injection intégrale L Jetronic. C'est en fait un demi moteur de 928, de 163 ch à 5800 tr/mn et 195 Nm de couple à 3000 tr/mn. Ce 2,5 litres entraine cette propulsion à 220 km/h et abat le 1000 mètres, départ arrêté en 29 secondes.

Production : 47 014 ex. entre 1985 et 1988

 

 

ALFA ROMEO - 1750 Coupé Bertone (Série 2) - 1970

Ce modèle emblématique de la marque vient succéder à la 1600 Sprint GT (boite à lettre) et précède la 2000 GT Véloce. Cette version est considérée comme la plus sportive des Bertones avec la particularité d'une sonorité moteur "envoûtante" et des chevaux de feu.

Ce véhicule est muni d'un bloc moteur en aluminium à double arbre à came en tête, de deux carburateurs double corps, d'une boite à 5 vitesses, et de quatre freins à disque. L'ensemble propulse cette Alfa Roméo à une vitesse de pointe de 190 Km/Heure environ et réalise le kilomètre départ arrêté en 32 secondes.

Caractéristiques : 1779 cm3 développant 118 ch DIN - double arbre à cames en tète.

Production : 44 276 exemplaires de 1967 à 1972

 

MERCEDES BENZ - 350 SL Cabriolet 1972

Ce modèle est resté 18 ans au catalogue Mercedes-Benz et a été produit à plus de 200.000 exemplaires. Sa déclinaison coupé, la SLC, a participé à plusieurs rallyes à la fin des années 70, notamment sur terre.

Ce véhicule muni d'un moteur V8 à injection électronique, d'une boite automatique 3 vitesses, et de quatre freins à disque, dispose d'une vitesse de pointe de 212 Km/Heure environ et réalise le kilomètre départ arrêté en 31 secondes.

Caractéristiques : Moteur V8 3 499 cm3 développant 200 ch DIN - Boite automatique à 3 rapports

Production : 237 287 exemplaires de 1972 à 1989

 

MG - B -GT SEBRING 1972

La MGB GT est une voiture très connue, diffusée à de nombreux exemplaires. Elle illustre toute une époque.

Dans les années 60 et 70, les rallyes et autres "marathon de la route" remplissaient les pages de "Sport Auto".  La MG B était présente partout et quelquefois victorieuse dans sa catégorie.La MGB GT est une voiture très connue, diffusée à de nombreux exemplaires. Elle illustre toute une époque.

Dans les années 60 et 70, les rallyes et autres "marathon de la route" remplissaient les pages de "Sport Auto". La MGB était présente partout et quelquefois victorieuse dans sa catégorie.

Caractéristiques : Moteur 4 cylindres 1 800 cm3

Production : 500 000

 

ALFA ROMEO GIULIA 1600 SUPER  1971

Sortie en 1962, la Giulia ne fera pas l'unanimité, notamment auprès de la presse française! En dépit de ses formes anguleuses, la Giulia affiche un Cx de 0,34 remarquable pour l'époque. La Giulia subit un lifting important à partir de 1974, et est rebaptisée Giulia Nuova Super.  Cette berline familiale s'est illustrée dans bon nombre de rallyes (une Giulia TI super 1600 pouvait développer plus de 150 CV en 1965) mais va finir sa carrière en 1977 avec un moteur diesel  Perkins de 55cv, crise pétrolière oblige...

Cette Giulia Super  allégée présentant un poids de 1000 kg, a été préparé pour les rallyes historiques de navigation et régularité. Voiture performante, au moteur double arbre à came développant environ 110 CV, elle dispose de série d'une boite 5 vitesses, de 4 freins à disque, d'un double circuit de freinage, et d'un embrayage hydraulique. Les organes de sécurité récents ont été installé dans l'esprit des Giulia de course d'époque.

Caractéristiques : Moteur 4 cylindres 1 600 cm3 de 110 CV - Double arbre à came en tête

Production : 572 626 exemplaires de 1962 à 1977 tous modèles

 

MINI COOPER 1971

La British Motor Corporation, (BMC), qui comprenait les marques Austin, Morris, MG, Austin Healey et d’autres moins connues, a conçu dans les années cinquante, une petite voiture toute simple. Sortie en 1959, elle était suffisante pour transporter une petite famille britannique dans des conditions suffisantes, l’équivalent de notre 2 CV, de la Fiat 500 italienne ou de la coccinelle germanique.

Pour cela, son génial inventeur la gratifia d’un ensemble moteur-boîte en position transversale et de la traction avant, ce qui, à l’époque, au royaume de sa gracieuse majesté, était « shocking » et qui s’est généralisé par la suite. Pour ne pas alourdir le budget et ne pas prendre trop de place, on lui a trouvé dans la banque d’organes BMC, le petit moteur de 850 cm3, d’une trentaine de petits chevaux et on l’a chaussé de petites roues de 10 pouces.

Cela a fait la Mini Austin-Morris bien connue. C’est alors que John Cooper constatant ses qualités routières, la prépara avec les pièces trouvées à nouveau dans la banque d’organes de la maison et quelques petites astuces. Il en fit une petite sportive et ainsi est née la Cooper avec un 1000 cm3, passant à 55 chevaux.

Fort de son succès , l’usine monta des 1071 cm3, puis des 1275 cm3 et des 970 pour la compétition, ce qui fit la Cooper S.

La voiture présentée ici est à l’origine une restauration commencée en 2000 sur la base d’un Morris de 1971, mais qui a été fiabilisée et sécurisée  avec une présentation rappelant les premiers modèles MK1 .

Elle a,  à ce jour, une bonne trentaine de rallyes dans les roulettes et n’a jamais failli.

 

OPEL GT6 - Châssis N° 914 043 1924 de 1970

L'Opel GT est une voiture de sport coupé deux places produite par Opel, à partir de 1968. Sa ligne rappelle incontestablement la Corvette de la même année.

Un total de 103 463 exemplaires a été construit entre 1968 et aout 1973 dont 31 474 GT6 1900 qui furent construites en 1969.

La GT est équipée d'un châssis monocoque métallique et d'un moteur longitudinal avant, avec transmission aux roues arrières. Le 4 cylindres en ligne, à 5 paliers, à arbre à cames en tête, dispose d’une cylindrée de 1897cm3 et développe une puissance de 102ch SAE(90ch DIN à 5100 tr/min) pour une vitesse maxi de 185Km/h à 5800 tr/min.

Un manque de professionnalisme certain, des hésitations stratégiques et des problèmes mécaniques ont empêché l’Opel GT Greder de briller en compétition. Un essai raté qui aurait du bénéficier d’un soutien plus appuyé de la part de l’usine Général Motors surtout face aux Berlinette Alpine, vraiment imbattables à cette époque.

L’Opel GT6 était sous motorisée pour s’avérer concurrentielle face aux alpine A110 qui dominaient. Un des meilleurs résultats sportif de la GT Greder fut la 10éme place au Lyon Charbonnière en 1972 avec Jean Ragnotti au volant.

Restaurée en 2010 aux couleurs du Team Greder, cette voiture est préparée sport pour participer aux rallyes historiques en VHRS et VH.

 

VOLSWAGEN GOLF GTI 1800

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Volkswagen a produit la GOLF  GTI mk1 entre 1976 et 1983 à raison de 461 690 exemplaires avec un moteur 1600 cm3 et 72 868 exemplaires avec un moteur 1800 cm3 entre 1982 et 1984.

A l'été 1982 la golf GTI reçoit un moteur de 1800 cm3, c'est un 4 cylindres en ligne, avec 8 soupapes, injection monopoint Bosch KJTronic, boite 5 vitesses. Ainsi équipé la GOLF développe une puissance de 112 ch din (9cv). Le moteur de type dx2, atteint sa puissance maxi à 3500 tr/mn et a un régime max de 6500 tr/mn pour une cylindrée de 1781 cm3.

Un peu d’histoire.

Ces rivales en rallye sont les Ford Escort RS 2000, les Simca rallye 3, les Opel Kadett GTE, les Peugeot 205 GTI, 105, 115 et 130ch, les Renault 9 turbo, super 5 Gt turbo phase 2.

Ecric Mauffrey pilote officiel termine 2éme de la coupe de France des voitures de productions. Il confirme ses bonnes performances en 1986 en remportant le challenge VAG-Yacco au volant d’une Golf GTI 1800 Gr1.

 

 

OPEL COMMODORE GS

Produite de 1967 à 1982, l'Opel Commodore se déclina en plusieurs versions dont la plus aboutie est la GSE 2,8l.

Robuste avec son 6 cylindres, simple de conception, elle était une spacieuse et confortable voiture, concurrente directe des Mercedes de l'époque mais elle souffrait d'un manque d'image.
En rallye, elle obtint un sérieux palmarès grâce aux pilotes d'usine dont Walter Rorhl et en France, grâce au GREDER RACING qui s'illustra avec Henry Greder, Jean Ragnotti et Marie-Claude Beaumont en remportant de très nombreuses victoires dans la catégorie "Tourisme de série" (groupe 1).

La voiture présentée ici n'est pas une GSE mais une GS à carburateurs. Elle a été "coursifiée, allégée, sécurisée" et décorée comme les voitures du Greder Racing en 1974. Elle développe environ 170 cv ce qui lui permet de s'illustrer dans les rallyes auxquels elle participe avec déjà plusieurs victoires à son actif.

 

PORSCHE 911E 2,2l de 1971

Lorsque la Porsche 911 (901) est lancée, elle est équipée d'un 2 litres Flat 6 (soit un 6 cylindres à plat) monté sous le capot arrière. Son architecture alliée à un refroidissement par air, vont rapidement lui conférer une sonorité qui lui est propre et qui contribuera largement à son image. Après quelques évolutions notables, visant surtout à augmenter la puissance, le couple et améliorer la carburation, Porsche revisite en profondeur son Flat pour l'optimiser et lui donner plus de chevaux. Ainsi, c'est toute la gamme qui va gagner 10 ch supplémentaires.

La boîte mécanique de la type 901 à 5 rapports est doté d'un carter en magnésium. En option l'acheteur peut opter pour la boîte semi-automatique Sportomatic (Type 905) qui fonctionne de la manière suivante : la pédale d'embrayage est supprimée au profit de capteurs dans la commande de vitesse, ainsi, à chaque passage la boîte embraye automatiquement. Son poids contenu aux alentours de la tonne, une boîte bien étagée et un Flat 6 de140 ch permettent les 215 km/h, 0 à 100 km/h en 9 secondes et le kilomètre départ arrêté en 30,2 secondes.

L'architecture très particulière des Porsche 911, avec son moteur en porte-à-faux arrière, a une incidence évidente sur son comportement routier. Le comportement des premiers modèles étaient très délicat et des poids en plomb (50 kg) furent montés dans les buttoirs de pare-choc avant. Suite à l'augmentation de l'empattement des Porsche 911 en 1967, les bras arrière gagnent 5,7 cm en longueur et les barres de torsions sont plus épaisses. La suspension avant reçoit des jambes de force hydropneumatiques. Il faudra attendre 1971 pour que les Porsche 911 2.2 E soient enfin équipées d'une barre antiroulis à l'avant.

La Porsche 911 modèle 901 a été produite à 89 256 exemplaires entre 1964 et 1973.

Le modèle présenté est de 1971 et dispose de 155 ch.

 

ALPINE RENAULT A110 V85-1300 de 1973

L'Alpine A110 est introduite en 1962 au Salon de Paris comme une évolution de l'A108. Si l'A108 était conçue à partir de la Renault Dauphine, l'A110 utilise des pièces de Renault 8.

L'A110 bénéficie toujours d'un châssis-poutre en acier avec une carrosserie en fibre de verre-polyester et d'un moteur en porte à faux arrière. La principale différence avec l'A108 est l'arrière agrandi pour pouvoir accueillir le nouveau moteur quatre cylindres Renault à cinq paliers, ceci lui donnant un style plus effilé.

Comme l'A108, l'A110 est disponible en berlinette « Tour de France » et en cabriolet. La nouvelle carrosserie du coupé 2+2 (2 places +2) GT4 est fabriquée par Chappe et Gessalin.

La voiture a construit sa renommée internationale grâce à la compétition. Elle écume tous les rallyes nationaux et remporte énormément de victoires, sacrant plusieurs champions de France à son volant. Sa carrière internationale commence à la fin des années 1960 et se poursuit au début des années 1970 dans le nouveau championnat international de constructeurs en rallye.

Gagnant la majorité des épreuves en Europe, elle est la voiture de rallye la plus performante en 1971, début d'un historique unique dans le sport automobile face aux Porsche 911, Ford Escort Twin cam et Lancia Fulvia HF. Parmi ses victoires notables, l'A110 gagne le rallye de Monte Carlo avec le pilote suédois Ove Andersson. Les A110 de course, d'usine ou privées auront le meilleur préparateur du moment, le célèbre Marc Mignotet dont les moteurs étaient les plus performants, ceux-ci sont maintenant très recherchés dans les déclinaisons suivantes : en1 296 cm3 (125 ch), 1 596 cm3 (155 ch), et 1 796 cm3 (175 ch) puis 1 860 cm3 (190 ch).

La berlinette A110 est devenue l'auto mythique des succès français en rallye dans les années 1960 et 1970.

Ce modèle dispose d’un moteur de Renault 12TS d’un cylindrée de 1 289 cm3 et d’une puissance de 81 ch SAE ( 68 ch DIN).

 

PORSCHE 944 Turbo - 1986

Les différentes évolutions ont toutes été développé à partir de la 944 phase 2 de 1985 et de son moteur atmosphérique, d'une cylindrée de 2,5 litres doté d'une culasse à 8 soupapes, et développant une puissance de 163 chevaux. Il connaîtra plusieurs évolutions (en passant par une version de 2,7 litres) jusqu'à atteindre une cylindrée de 3,0 litres donnant une puissance de 211 chevaux en version atmosphérique avec une culasse à 16 soupapes dans la 944 S2. Il y aura également une version turbocompressée, développant 220 puis 250 chevaux, avec la cylindrée originelle de 2,5 litres et la distribution à 8 soupapes.

En 1991, la 944 est remplacée par la 968, construite sur la même base mais dont l'esthétique a été revue pour lui donner un air de famille avec la 928 et la future911 de la série 993 (qui sortira fin 1993). La 968 sera équipée d'un moteur atmosphérique de 3,0 litres de cylindrée développant une puissance de 240 chevaux, grâce notamment à une distribution variable, dénommée « Variocam ».

Le modèle présenté est une version 944 Turbo 220 d’un cylindrée de 2 479 cm3, 8 soupapes et 220 ch DIN.

Au total, 17 627 Porsche 944 Turbo 220 ont été produites entre 1985 et 1988.

 

JAGUAR TYPE E Cabriolet

 

PEUGEOT 205 GTI

 

LANCIA BETA COUPE 2 Litres

La Beta Coupé a été présentée au Salon de Francfort en 1973, un an après la berline. Les moteurs originels, un 1600 et un 1800 se payaient même le luxe d'être bien plus performants que ceux de la berline (108 ch et 13,8 mkg, et 120 ch et 15,3 mkg, ce qui, pour un 1800, est intéressant pour l'époque). La Coupé hérite des mêmes organes de freins, de suspensions et de boîte de vitesse que la Berline.

Dans sa version d'origine, la Beta Coupé est un coupé 2+2, avec deux places avant confortables et spacieuses, un grand coffre pour la catégorie, et deux places arrière très contenues empêchant un passager de plus d'1,80 m de s'y tenir droit. L'instrumentation était fournie avec un voltmètre, des manos d'eau et d'huile et une jauge de niveau d'huile.

En septembre 1975, la deuxième série voit le jour. La Coupé reçoit alors les moteurs 1600 et 2000 de la berline.

En 1976, un petit coupé 1300 est mis sur le marché.

Un restylage intervient en 1978 puis en 1981. C'est en juin 1983 qu'arrive le Coupé VolumexVX, avec un moteur 2000 de 135 ch

La production s'arrête en 1984.

Cette voiture de 1980 a été achetée telle quelle dans le Var. Son ancien propriétaire l'avait fait préparer pour disputer des courses de côtes historiques (voies élargies, jantes Minilite, allégement, harnais, amortisseurs...). Elle a disputé depuis 2010 environ 30 rallyes et quatre Coupes Florio (Course de côte à Saint-Brieuc). Elle affiche trois victoires et une douzaine de podiums. C'est une version 2 litres de 115 chevaux pour environ 900 kilos avec boite 5 vitesses et quatre freins à disques.

Toutes séries confondues,  la production de la Beta Coupé a dépassé les 100 000 exemplaires.

 

TOYOTA MR2

 

DAF 66

 

TRIUMPH GT6

Au début de l'année 1963, Giovanni Michelotti fut mandaté par Triumph pour dessiner une version GT de la Spitfire. Le dessin était un succès mais le poids supplémentaire de la carrosserie GT provoquait des performances médiocres avec le moteur 1 147 cm3 de la Spitfire. L'idée de produire la Spitfire GT4 fut donc abandonnée.

Cependant, le design "fastback" de Michelotti fut adopté par le programme course de Triumph, grâce à son meilleur aérodynamisme. Des copies en fibre de verre de l'arrière profilé furent montées sur les Spitfire préparées pour la compétition. Le programme de course fut un succès en 1965 avec une victoire de catégorie aux 24 heures du Mans.

Triumph réexamina l'idée d'une version GT de la Spitfire en remplaçant le 4 cylindres par le "6 en ligne" de la Triumph Vitesse. La voiture fut finalement lancée sous le nom de GT6 et avait des airs de "petite Jaguar Type E".

Cette version est la Mk3, produite à 13 000 exemplaires entre 1970 et 1973. Achetée à Orléans en 2002 avec 43 000 kilomètres d'origine, elle était blanche à sa sortie d'usine et a été repeinte en vert par son premier propriétaire. Son moteur 2 litres développe 105 chevaux pour une vitesse maxi de 185 km/h. Elle est équipée d'un overdrive sur les 3e et 4e rapports et d'un train arrière dit "Rotoflex". Elle a connu seulement trois propriétaires différents.

LOTUS ELISE

L'Elise marque le renouveau de Lotus et a peut-être même sauvé la marque à la fin des années 90. Elle constitue un retour aux sources selon la formule "Light is right" du créateur de la marque Colin Chapman .

L'étude est lancée en 1994 alors que la société Lotus Cars vit des heures difficiles. Après d'inévitables délais, les premiers modèles sont commercialisés fin 1996. L'Elise fascine la presse automobile par sa tenue de route, sa vivacité et sa précision. Elle utilise un châssis en aluminium collé à l'epoxy et cuit, ce qui est une première mondiale et permet un poids de moins de 70 kilos. Les éléments de suspension sont également en aluminium et, pour gagner encore du poids, les disques de frein seront en composite d'aluminium jusqu'en 1998.

Comme toujours dans l'histoire de la marque, Lotus a fait appel à des composants achetés à des constructeurs généralistes : moteur et boîte de vitesses proviennent de chez Rover. Léger lui aussi, ce bloc de 1 796 cm3 à 16 soupapes délivre  120 chevaux à 5 500 tr/min. Les commodos et boutons de warning proviennent de chez Peugeot alors que les rétros ont un air de famille avec ceux des... Fiat Panda !

Le très faible poids de l'Elise (700 kg) lui permet des accélérations étonnantes par rapport à la petite puissance de son moteur : 5,9 secondes de 0 à 100km/h, 27,5 secondes pour le 1000m départ arrêté et "seulement" 202 km/h en pointe mais l'essentiel est ailleurs !

L'habitacle est très spartiate avec des sièges baquets très fins, un volant très petit et quasiment aucun élément de confort  : pas de clim, pas d'assistance au freinage ni à la direction, pas d'ABS, pas de vitres électriques ni de porte-gobelet ! En revanche, l'aluminium est omniprésent avec un chassis très visible à bord et un pédalier taillé dans la masse.

8613 exemplaires de la S1 ont été produits avant que Lotus ne fasse quelques concessions en matière de confort sur les versions suivantes et que le poids augmente sensiblement.

Encore un peu jeune pour patrticiper aux rallyes historiques, cette exemplaire compte quand même trois podiums en quelques sorties et rallyes d'initiation avec des jeunes de l'Association Handi Rally Passion !

PEUGEOT 309 GTI 16

Chez PEUGEOT, la 309 GTI se distingue des versions plus classiques par une présentation légèrement différente. On retrouve par exemple les jantes 15 pouces issues de la 205 GTI 1.9 et des baguettes (noires sur les versions GTI 16, rouges sur les GTI classiques) sur les pare-chocs en plastiques. Sur le bouclier avant, quatre projecteurs additionnels carrés sont installés pour les longues portées et les antibrouillards.

Côté conduite , la 309 GTI reprend en partie le comportement routier de la petite soeur 205. Le châssis est très vif et la direction, ici à assistance hydraulique de série, est précise et communicative. Le train arrière joueur, comme beaucoup de Peugeot sportives, en surprendra plus d'un. Mais les connaisseurs qui sauront dompter cette berline prendront un plaisir fou sur les petites routes de campagne. Attention toutefois sous la pluie, où la 309 est réputée plus dangereuse. Certains exemplaires de 309 GTI 16 ont d'ailleurs très mal fini.

Un discret logo "GTI" est placé derrière le numéro 309 sur le coffre, tandis qu'un becquet en plastique noir sur la première phase rappelle celui des Porsche 944. Il est remplacé par un véritable aileron couleur carrosserie, dès 1989, lors du restylage. Cette mise à jour fait également évoluer calandre et feux arrière.

A l'intérieur, la différence avec les versions traditionnelles est encore plus tenue. On retrouve un étonnant volant quatre branches (les sportives étant plutôt fidèles aux trois branches) frappé du logo GTI et une planche de bord très classique. Les compteurs sont complets avec pression et température d'huile, ce que n'offrent pas toujours les sportives modernes.

Production : 37 26 exemplaires de 1987 à 1993 à l'usine de Poissy

LANCIA FULVIA

 

AUTOBIANCHI A112

 

BMW Z4 3.0 I

 

PORSCHE BOXSTER

Mise à jour le Lundi, 01 Mars 2021 16:21