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15ème TOUR DE BOURGOGNE CLASSIC 2018 PDF Imprimer
Écrit par Patrick DECOEN   

Ecrit par Vincent copilote de l’équipage de la Peugeot 305 GT

Le 15ème Tour de Bourgogne Classic 2018

Qu’il est curieux ce rallye de Bourgogne que je viens de faire !!

Plusieurs nouveautés pour moi avec Jean Rick dans sa 305GT et avec un Chronopist, appareil que je n’avais jamais utilisé.

C’est un rallye FFSA mais «à la bonne franquette» : pas de règlement écrit ( ou alors je ne sais toujours pas où il fallait aller pour le voir !), pas de site internet, des vérifications sommaires mais par contre, de la convivialité à tout va, un organisateur très marrant ( je n’avais jamais vu une salle hilare pendant le briefing) et de la bouffe en veux-tu en voilà !!

70 concurrents, déjà presque tous présents le vendredi après-midi avec beaucoup de Suisses, quelques belges, et des voitures variées : de la MG TD à la Ferrari moderne en passant par 5 Audi Quattro, des voitures haut de gamme souvent et notre …populaire de 1984 achetée en 1ère main avec 24000 kilomètres d’origine 3000 euros il y a 2 ans !

Les ZR avaient 2 particularités : on ne savait pas à l’avance où elles démarraient, juste que c’était entre 2 cases distantes de 1 à 4 kilomètres. On ne voyait le départ que sur la route en arrivant au panneau. On partait quand on voulait, sans respecter les minutes car une balise située entre 40 m et 100 m servait de référence : il fallait donc passer la balise en régulant. Impossible à faire si on s’arrête sur la ligne de départ. C’était donc départ lancé !!

On a mis au point une gestion des départs qui a fonctionné sauf que le RB continuait à afficher les kilomètres et mon trip était remis à 0 au départ !! Bonjour l’angoisse pour situer le 1er changement de direction car j’étais dans le flou total sur mes distances. Ensuite, avec les partiels, ça allait. Ce système m’a donné 3 « gros coups de chaud » car je ne savais pas si on était après le 1er changement de direction sur la bonne route !!

Et j’étais dans l’impossibilité de recaler mes distances !! Mais Jean a une bonne expérience de la régul et on avait un peu modifié les valeurs de l’étalonnage : du coup, on n’a jamais été trop en retard.

Bref, on avait le prologue du vendredi après-midi pour accorder nos violons !

Et l’accord fut bon puisque, à notre grande surprise, nous avons gagné ce prologue !!

C’est donc plein d’espoir qu’on est partis le samedi matin sous le soleil sur de jolies routes passant, entre autres, dans quelques villages mondialement connus : Gevrey-Chambertin ou Nuits Saint Georges par exemple. Petite régul aussi sur le petit circuit de l’Auxois: 1 temps de référence qu’on doit reproduire 5 fois. On a fait 1’47’’5 au tour de référence puis 47’’9, 47’’2, 47’’8, 48’’1 et 47’’1 !! On était contents de notre coup !!

Le RB était excellent quoique beaucoup trop facile à mon goût avec parfois 5 ou 6 kilomètres entre 2 cases. Les ZR s’enchainaient bien mais on n’allait pas vite du tout car les routes n’étaient pas très compliquées.

Et finalement avant le ris de veau plus le jambon à l’os plus le filet mignon plus le fromage de tête plus tout le reste et 122 bouteilles de vin pour 129 personnes ( chiffre officiel !), bref avant le diner, les classements sont apparus : nous étions 3è au scratch !!

Un seul objectif pour le dimanche : sauver le podium !!

Et on a bien réussi notre affaire : juste derrière Robert Poux qui avait déjà gagné 2 fois ce rallye, on trouve la 305 !!!

Nouveau pilote, nouvelle voiture, nouveau rallye : je complète ma collection !!

Pour être tout à fait honnête, je ne pense pas refaire ce rallye : routes parfois sans intérêt, taxe FFSA obligatoire, ZR trop lentes et avec une seule moyenne : pas très passionnant pour le copi … mais je ne regrette quand même pas !!

Mise à jour le Dimanche, 21 Octobre 2018 13:45
 
21ème ROUTES DU JURA 2018 PDF Imprimer
Écrit par Patrick DECOEN   

Ecrit par Bernard LEFEVRE, copilote de la R8 Gordini N°20

21ème Routes du Jura 2018

Bon... il a bien fallu que je m'y colle alors !

Ces Routes du Jura étaient vivement attendues. En début de printemps une découverte de la Targa Lorraine douloureuse avec Michel dans la R8 et en mai un Vexin calamiteux avec Yves dans la DAF m'avaient laissé sur ma faim. J'étais donc impatient de me remettre dans un baquet avec mes crayons et un road-book, un peu comme si c'était la rentrée en fait...

Le rallye, comme d'habitude, a fait le plein (65 engagés) hormis les quelques désistements de dernières minutes rituels. On retrouve les habitués du THRF, en tous cas ceux de la moitié nord et quelques nouveaux comme Yves et Vincent par exemple. Convocation, en tous cas pour ceux qui le pouvaient, le vendredi en début d'après-midi au Mont Roland pour les machinales vérifications des équipages et des autos, suivi d'une optionnelle courte étape faisant office de warm-up et ne comptant pas pour la véritable course. Les organisateurs ont même eu le bon gout de convoquer le soleil, qui d'ailleurs ne nous quittera pas jusqu'à dimanche après-midi.

Ce prologue en deux étapes de 48 et 34 Kms (On n'en a pour notre argent au Jura !) est parfait pour se remettre dans le bain et reprendre les automatismes : un peu de fléché, métré ou pas, puzzle de photos, fléché allemand, petit carto tracé, quelques cases mélangés et deux ZR. Une belle variété de navigation de ce qui nous attend pour la suite. On s'en sortira pas trop mal, malgré un petit flottement dans une ZR suite à une erreur de lecture d'une distance (un partiel lu comme un total... pff ! ), ce qui nous aura permis de faire un petit coucou à Yves et Vincent, un peu ébahis de nous voir à contre sens ! Un peu de retard dans cette ZR, mais tous les CP sont là. Nous pointerons quand même en retard au CH d'arrivée. Nous saurons seulement le dimanche que nous étions 8ème à ce prologue.

Dans la file, au départ du prologue. Il faisait vraiment beau !

Olivier Sussot et Patrick Darley, les organisateurs, ont innové dans le découpage de la journée du samedi. Elle se déroule en 3 étapes et  le repas de midi est supprimé. A la fin de la 1ère étape (vers 11h00), il y a donc une pause suffisamment longue pour profiter tranquillement de l'excellent buffet jurassien de la roulante du rallye. De même à la fin de la 2ème étape (vers 16h00) le buffet, remis à jour avec une tendance sucré, est là pour nous combler avant d'en terminer avec la dernière partie. De l'avis amusé du médecin Yves "En deux temps, il y a tout ce qu'il faut pour faire le plein de cholestérol !... "

Le samedi matin, les choses sérieuses commencent, nous partons donc du port de Dôle  pour une longue étape de 120 Kms. Nous sommes bien encadrés pour cette journée : les belges Thirion père-fille devant et les belges Simonis-dameseaux derrière !

Cette 1ère partie nous ne nous a pas paru bien compliquée. Pour la première fois je découvre une courte carte muette dans ce rallye du Jura, que nous déroulerons prudemment mais correctement, même si une "innocente" pince au milieu nous fera douter un instant... Nous l'avons prise, elle sera bonne. On s'éloigne de Dôle en descendant le Doubs, puis on pique plein sud. Nous sommes à la limite ouest du Jura, beaucoup de petites routes, alternant plaines, forêts et collines. Nous sommes à l'heure aux TIP. Très attentionnés sur la navigation dans les ZR. Nous serons quand même 5 min en retard au départ de 2ème ZR. Il faut rouler vite, il n'y a pas de temps à la flânerie ou au jardinage, il s'agit d'être efficace rapidement. Un belle page de carto à tracer posera problème : la fin du tracé ne correspond pas à la reprise du fléché-métré. Forcément nous nous posons des questions... les belges Simonis-Dameseaux sur Ford Escort sont dans la même incertitude. Coup de chance, Olivier Sussot s'arrête à notre hauteur et nous signifie qu'effectivement il y a une erreur ! Il nous remet dans le bon sens et sur la bonne case. CP manquants et pénalités de retard seront levés sur ce secteur. Nous finirons l'étape à l'heure, plutôt satisfaits et tranquilles pour attaquer le buffet.  Et pourtant... grosse désillusion quand nous apprenons qu'il nous manque 2 CP. Nous n'avons jamais jardiné et avons le sentiment d'être resté sur le bon parcours, prenant parfois même le luxe d'aller vérifier quelques échéances douteuses de pièges possibles. Vraisemblablement nous sommes passés à coté de ces CP sans les voir : Sale coup pour le moral... et le classement !

Nous repartons un peu avant midi pour la 2ème étape de 125 Kms, une boucle qui nous fait revenir au même endroit pour le goûter. Nous attaquons d'emblée par une soporifique ZR de 21 Kms, juste après cette pause gastronomique, c'est inhumain ! D'ailleurs Yves et Vincent s'y feront piéger en y jardinant beaucoup trop longtemps. Suit un fléché allemand court et anodin... en apparence ! Nombre de voitures sont a l'arrêt ou à contre-courant, certaines même déboulent d'un chemin caché entre deux haies... Evidemment nous faisons partie du lot : on le reprendra trois fois, sans pour autant être certain de la bonne route. Je note mécaniquement deux CP sur ma tablette. On finira par suivre l'Escort orange des belges Simonis-Dameseaux pour nous tirer de ce mauvais pas. A la sortie de ce guêpier : une pince...

Michel me résume la situation "Déjà qu'on n'est même pas sûr que c'est la bonne sortie et donc, une bonne pince... en plus on n'est pas sûr des CP à noter sur la carton... Super ! "

J'analyse rapidement "Mmmm... Dameseaux n'a pas hésité sur la pince et il y a des concurrents qui arrivent : la pince doit être bonne, non ?"

"Mouuaiis..."

"Quant aux les CP... je crois que le premier doit être bon, ça me parait logique... et le deuxième.... aussi !... hum...." et je poinçonne. Le sort en est jeté.

Puis nous plongeons à nouveaux dans une ZR de 22 Kms... Il est très facile de se perdre dans ce genre d'épreuve : on s'endort avec de longues distances sur quelques cases du road-book et d'un coup, sur 100 m il y a 10 cases qui décomposent 2 intersections. il faut rester vigilant, anticiper autant que possible, et ne pas hésiter à lâcher la régul pour rester concentré sur la navigation. Il vaut mieux perdre une poignée de secondes qu'une poignée de kilomètres. Nous descendons toujours vers le sud, nous sommes à 25 Km de Bourg en Bresse.

perdre une poignée de secondes qu'une poignée de kilomètres. Nous descendons toujours vers le sud, nous sommes à 25 Km de Bourg en Bresse.

Le rythme est rapide, il faut rouler fort constamment. Un carto me cause des soucis : je ne visualise pas bien où nous sommes réellement et le point qui préfigure le début du carto est ambiue. Ca sent le piège. On cherche, on tourne un peu en rond. On tente une solution, mais on passe des CP à l'envers... c'est douteux mais on continue... à mi-chemin,  je me rends compte que je n'ai pas vu un point de passage, retour à la case départ et on recommence. Finalement les CP sont dans le bon sens, c'est de bon augure. Mais on perdu beaucoup de temps, Michel se fâche et le Gordini prend les 7000 tr ! Nous sommes malgré tout en retard au TIP avant une ZR, il y a une file d'attente, notre créneau de départ est déjà passé. Attendre sagement derrière, c'est prendre autant de retard au CH peu après la fin de ZR. Je décide donc de prendre le départ immédiatement : nous partons 10s avant la minute du départ d'un concurrent. Je ne savais pas si la cellule de départ prenait en compte ce temps de départ à la seconde pour le suivi de la régularité dans la ZR. Après analyse du règlement avec Vincent, il semblait que non, il fallait partir à la minute entière. Pourtant au vu des résultats il semblerait bien que si. Ce qui nous a probablement bien arrangé ayant répété cette pratique plusieurs fois ensuite. Nous ne pointerons au CH d'arrivée d'étape qu'avec une minute de retard (dépassée de 5s... grrr !! ). Je suis vidé !

Nous ne sommes pas sereins non plus lors de cette deuxième pause. Les collègues sont mitigés, tous le monde est sur la réserve. Vincent bougonne sur la ZR plantée et Yves prend ça avec philosophie.

La très, très belle Giuletta Sprint Veloce de 1964 des Belges Hermans - Pigeolet. Elle sort de restauration.

On repart vers 16h00 pour la remontée du département, vers Dôle à 123 Km. On attaque dés la sortie du CH par un fléché allemand. Celui se déroulera sans anicroche, ça fait du bien ! Puis nous prenons le départ de la ZR qui suit, mais, vraisemblablement avec 2 min d'avance au TIP (??) Plus loin, encore un fléché allemand, assez long, mais nous avons des points de repères qui nous aident à nous recaler fort heureusement. Plus loin encore, un carto puzzle  de 8 cases non jointives avec quelques pièges à déjouer dans chaque ! Ca se passe bien au début, mais à un moment je ne sais plus sur quelle case me reporter : je suis paumé !

Michel m'annonce " L'Escort des belges nous doublent... je les suis..."

Quelques centaines de mètres plus loin ils bifurquent à droite "Chemin du château de Bard"

Je tombe des nues ! "Mais pourquoi... où vont-ils ?!..."

Nous arrivons sur un T devant un mur qui pourrait être une enceinte d'un château, deux autres voitures sont déjà à l'arrêt... Tout le monde cherche ! Je fini par comprendre dans quelle case nous sommes, le village de BARD, m'oriente et filons à gauche, au moment où les belges filent.... à droite ! Mais plus loin la route correspond à la carte, c'est nous qui sommes sur la bonne voie. C'est bon pour le moral, même si nous perdons du temps.

Il faut aller vite, très vite. Michel ne chaume pas aux commandes, la boite de vitesse tient bon.  On enchaine une ZR (avec encore un TIP prit en avance ??) concentré sur la navigation. Juste derrière nous pointerons quand même à un CH intermédiaire avec 21 min de retard... Tout le monde pointera en retard. La direction de course donnera d'ailleurs un bonus de temps supplémentaire pour réduire les pénalités. Mais nous ne sommes pas encore arrivés !  Le dernier secteur est composé d'un long fléché allemand (encore !) dans un village. Nous le débobinerons du premier coup ! Nous sommes tellement content de rendre notre carton au dernier CH de la journée à l'heure et en bonne et due forme....  que nous ne verrons pas la dernière pince quelques dizaines de mètres avant !

Nous sommes vidés par cette journée intense. Pour autant nous n'en sommes pas réjouis. Certes la journée était très belle, le parcours était splendide et Michel s'est régalé à la conduite. Mais nous sommes dubitatif quant à nos performances : les CP oubliés,  une arrête de poisson faite au hasard, du retard à foison, une pince perdue, sans compter les pièges que nous n'avons probablement pas vu... nous sommes loin d'une performance, loin du podium espéré.

Nous passons une belle soirée au chalet du Mont Roland à la table du JPW Racing, avec les futurs vainqueur, les leaders du Trophée, Yves et Vincent.  Nous nous éclipsons rapidement pour aller dormir tant nous sommes harassés par cette intense journée.

La DAF au départ le dimanche matin.

Le lendemain matin sont affichés le 5 premiers de chaque catégorie, dans le désordre bien sûr. Et, bien sûr, nous n'y sommes pas. Personne du RSC 78 d'ailleurs... On y trouvait les Berteloot, les Wante, les Perret, les belges Hermans - Pigeolet et Simonis - Dameseaux. Surprise, les belges Thirion n'y sont pas. Je ne me souviens pas d'un rallye du Jura sans les Thirion dans le top 5 !

Nous partons pour une demi-étape de 63 Km, en commençant par (encore !) un fléché allemand pour sortir de Dôle. Une fois de plus, nous nous en sortirons sans encombre. S'en suis une succession de fléché-métré dont quelques cases mélangées. Etonnamment les Wante vont y laisser des plumes, ce qui les fera chuter du top 5. Comme beaucoup, nous nous ferons piéger dans la forêt de Chaux par un panneau "Interdit à tout véhicule" traitreusement peu visible... Heureusement nous nous en rendant compte assez rapidement, et une fois remis sur le bon chemin, Michel parviendra à remonter le temps. Nous enchainons sur la dernière ZR du rallye, 20 Km sur 49 cases de road-book ! En restant concentré, nous roulons pépère jusqu'au bout... Et au bout : c'est la gargantuesque pause jurassienne bien venue !

Le retour final sur Dôle, d'une longueur de 55 Km, ne sera que formalité. Une succession de courts carto,  je les trouvais tellement simple que je me créais des pièges. Et pour finir... un long, très long fléché allemand dans un village. Nous l'exécuterons d'un seul passage (c'est heureux, avec tout l'entrainement de la veille ! ) en récoltant 8 CP et... la pince de fin !

La remise des prix est faite de surprises. La première, est de voir la DAF en une étonnante 17ème position. Vincent bougonne de plus belle, Yves en rigole. Nous nous attendons à chaque énumérations des noms et positions à être appelés.

Surprise : Maxime Thirion, le copilote vainqueur l'année dernière, est 10ème !

Surprise : Les Thirion père et fille sont 8ème.

Les Wante, sortis du top 5 du matin, sont 6ème.

Les Perret, 5ème.

Simonis-Dameseaux 4ème.

Je suis abasourdi que nous ne soyons pas encore appelé !

Nous sommes 3ème. C'est incroyable ! Nous devions probablement être 6ème le dimanche matin, la bonne étape ce dimanche nous a fait monter de 3 places...

Hermans - Pigeolet 2ème

Les Berteloot vainqueur !

Au global nous ne prenons que 3 CP (deux, pas vu dans la 1ère étape et la pince finale du samedi soir) Nous avons eu de la chance dans le fléché allemand de la 2ème étape, en notant les bons CP un peu au feeling... Nous avons finalement bien géré notre temps (total régul et pénalités TIP / CH), seuls les Berteloot font mieux, ainsi que les Belges Hermans - Pigeollet, mais grâce à l'âge de la voiture. Les Berteloot ne prennent qu'un seul CP et les belges deux.

C'est vraiment une bonne surprise !

Mise à jour le Dimanche, 21 Octobre 2018 13:44
 
 
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